samedi 27 septembre 2014

20 M$ pour les élections les plus boudées au Québec

"(...)  «À 7 %, c’est à peu près les proches et la famille qui votent. On ne peut pas parler de démocratie ni de légitimité», tranche Jean Bernatchez, professeur en administration et politique scolaires à l’Université du Québec à Rimouski. «On ne connaît pas les futurs commissaires ni leurs motivations, leurs valeurs ou leurs intérêts. Encore beaucoup d’entre eux ramassent le chèque et n’ont qu’à se présenter une fois par mois aux réunions des commissaires sans trop s’y intéresser», déplore le professeur. Pour lui, le principe des commissions scolaires et des élus qui date de 1845 est à revoir. (...) Le débat sur l’abolition des commissions scolaires n’est ni nouveau ni réglé, mais il enflamme toujours la présidente de la Fédération des Commissions scolaires du Québec. «Sans les élus pour veiller au grain et refléter les besoins de la population, ça ne serait pas long que des écoles fermeraient et qu’on perdrait le contrôle de nos décisions. En plus, c’est la garantie d’une saine gestion», plaide Josée Bouchard. Expert en administration scolaire, Jean Bernatchez croit plutôt que le gouvernement se sert des commissions pour leur faire porter l’odieux des coupes. «Comme elles sont mal aimées et qu’elles ont perdu tous leurs appuis politiques, on les tolère mais on fait des coupes importantes. Le véritable responsable, c’est l’État», conclut le professeur à l’UQAR." Suite de l'article d'Isabelle Maher du Journal de Montréal.

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