mercredi 8 octobre 2014

Le ministre Blais prône un rapprochement entre l'école et les entreprises

"Jadis, le taux de chômage constituait l'un des principaux indicateurs de la performance économique d'une région, d'une province ou d'un pays. Cette époque est révolue, tranche le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais. «L'enjeu, maintenant, c'est de voir comment nous pourrons assurer l'adéquation entre la formation et l'emploi», explique-t-il en entrevue au Soleil. D'un côté, il y a des chômeurs fraîchement sortis de l'école qui ne parviennent pas à se dénicher un gagne-pain. De l'autre, il y a des entreprises qui refusent des contrats, car elles n'ont pas la main-d'oeuvre nécessaire pour les réaliser. Pour y arriver, le ministre veut prendre exemple sur l'Allemagne qui s'est dotée d'un système d'éducation dans lequel les jeunes font l'alternance entre la formation en milieu scolaire et les stages en entreprise. Il plaide également en faveur d'une participation accrue des entreprises à l'élaboration des programmes de formation. «Est-ce que l'on peut leur donner un peu plus de pouvoir? Elles peuvent apporter une influence positive.» François Blais ne suggère pas une «réforme radicale» du système d'éducation. Il estime, par contre, que le Québec doit s'inspirer du système allemand où la formation professionnelle et technique se fait dans les entreprises. «Ça va requérir un changement de vision. Je travaille avec des collègues là-dessus. Le ministre de l'Éducation [Yves Bolduc] est très impliqué dans le dossier lui aussi.»" Suite de l'article de Gilbert Leduc du Soleil.

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